Les remontées capillaires désignent la migration ascendante de l'eau du sol à travers les matériaux poreux d'un mur, par capillarité. Elles concernent prioritairement les bâtiments anciens dépourvus de coupure de capillarité et se manifestent par des auréoles en pied de mur, du salpêtre et un décollement des enduits. Pour aller plus loin, voir le pilier Remontées capillaires.
Les infiltrations regroupent l'ensemble des pénétrations d'eau accidentelles depuis l'extérieur : façade exposée à la pluie battante, joints dégradés, fissures structurelles, défauts de couverture, remontées d'eau enterrées par défaut d'étanchéité. Elles produisent généralement des taches localisées qui apparaissent ou s'aggravent après un épisode pluvieux. Approfondir avec le pilier Mur humide.
La condensation et les défauts de ventilation sont la première cause d'humidité en logement contemporain. Lorsque l'air chargé en vapeur d'eau rencontre une paroi froide (mur mal isolé, pont thermique, fenêtre simple vitrage), il restitue son eau sous forme liquide. Sans renouvellement d'air suffisant, l'humidité s'accumule et favorise le développement de moisissures. Détails techniques sur le pilier Condensation & ventilation.
L'humidité post-sinistre intervient après un dégât des eaux, une inondation ou un incendie : les matériaux saturés mettent plusieurs semaines à plusieurs mois à sécher, et un séchage incomplet expose à la prolifération microbienne. La gestion technique et assurantielle suit un protocole spécifique, présenté dans le pilier Après sinistre.